Biographie

Catherine FINAZZI 

Parcours

Je suis née en 1953 à Vichy d’une mère française et d’un père italien. C’est mon oncle Prosper Aubertin,  lui-même artiste, qui m’a intéressée très tôt au dessin et à la peinture.

 

Sous l’impulsion du sculpteur André Tajana,  dont j’ai été l’élève  à la fin des années 70, j’ai commencé à simplifier mes dessins pour aller vers l’essentiel d’un sujet, sacrifiant le superflu pour ne laisser parler que trait, ombre et lumière. Je me suis alors orientée vers une peinture d’inspiration cubiste, utilisant peintures acryliques, pastels et fusains.

Immobilisée plusieurs mois par l’épreuve de la maladie, j’ai alors souhaité me consacrer entièrement à la peinture et en faire mon activité professionnelle à part entière.

La rencontre avec André et Simone Veillas en 85 a été déterminante, j’ai été influencée par le style non figuratif d’André, par le travail de la matière quasi minérale et fantastiquement maîtrisée qui vit sur ses toiles. Pendant des années, de discussions en bavardages à bâtons rompus, Simone et André m’ont apporté conseils, critiques, encouragements et amitié. Je travaille alors dans des gammes de bleus, de gris , avec des valeurs bien marquées . Après m’être rapprochée de l’abstraction sous forme de tachisme et d’effets de matière, je décide d’utiliser le couteau pour travailler la peinture à l’huile.

J’expose pour la première fois mes toiles au Salon des Arts Bourbonnais à Vichy ce qui me vaut le prix du Conseil Général de l’Allier.

 

A partir des années 90, j’amène alors peu à peu mes toiles vers une figuration « contemporaine » dans laquelle la matière garde une importance vitale.
Devenue «  peintre voyageur », mes sujets  sont en grande partie inspirés par l’Afrique noire, l’Asie, l’Afrique du Nord, l’Italie, l’Andalousie, la Sicile …qui sont le point de départ de toiles habitées de personnages, scènes de rue, de marchés, musiciens, danseurs mais aussi de paysages, marines et natures mortes

S’ensuit alors une longue série d’expositions qui me conduisent aux salons de Haute-Loire, Auvergne, Corrèze, Hérault, Indépendants  à Paris. Parallèlement mes toiles entrent à la Galerie de l’Université à Lyon et à la Galerie de la Bièvre à Paris. Des galeries d’Uzès, Moulins, Avignon, Antibes, du Luxembourg, de Venise, de Marbella accueillent mes tableaux.

En 2006, j’organise l’exposition « Rites bachiques et Artistes d’aujourd’hui » au Musée de Souvigny. La même année La Poste édite une série d’enveloppes illustrées par mes soins sur le thème des marchés du monde.

A partir de 2010, mon besoin de contact direct avec la matière me conduit à modeler des statues d’argile et de bois.

En peinture je construis des toiles semi figuratives et abstraites . Ma démarche abstraite est liée à la gestuelle et à la matière.

Inspirée par les grands maîtres de l’Action Painting : Riopelle, De Kooning, Motherwell, Sam Francis, Pollock,  j’ai soif de créativité, de renouveau abordés par les techniques mixtes, les couleurs, le dripping, le semi-figuratif ou la demi-abstraction, oscillant du minéral au végétal.

J’expose mes premières toiles semi figuratives sur lesquelles l’élément humain se conjugue avec les volumes géométriques à la Galerie Christian Revzin à St Gilles Croix de Vie en 2011.

Les toiles abstraites sont exposées à la Société des Poètes Français à Paris en 2012. La matière y impose son règne

Inspirations

Mon travail de peintre voyageur a été le fruit d’impressions de voyage. En voyage, l’image à peine entrevue est saisie, les croquis sont tracés à la hâte et bientôt on croit abandonner tout travail  pour se laisser envahir par les charmes d’un pays, d’une ville, d’une population bruyante et joyeuse, parfums et couleurs viennent s’inscrire dans une mémoire vigilante. Souvent l’œil ne peut s’empêcher de suivre en les imaginant simplifiés les contours d’un visage ou d’un corps pour mieux tenter d’en rendre la nature profonde, les mouvements des corps sont reçus comme autant de lignes à tracer plus tard sur la toile, le geste d’un enfant, la course d’un animal, le jeu des ombres et des lumières, tout s’imprime presque à mon insu.

De retour à l’atelier, toutes ces images sont laissées de côté, presque oubliées, le travail avance avec d’autres sujets, les expositions se succèdent. Un jour tout s’enchaîne très vite, le dessin sur la toile pioché sur plusieurs croquis : un personnage sur l’un, des arbres sur l’autre, des fruits sur un autre, encore un personnage… Les sensations reviennent, les parfums ressurgissent pour se mêler à l’odeur de la peinture, les couleurs se mélangent pour retrouver l’ocre d’une muraille qui depuis des mois accomplit un si long voyage sur mon chemin de peintre, les sons depuis longtemps oubliés viennent accompagner ce travail d’atelier entre ombres et lumières.

« Une œuvre authentique, une artiste vraie

Catherine Finazzi est-elle peintre ? voyageuse ? ethnologue ?

Ce qui est sûr c’est qu’elle regarde, observe . Sa  curiosité est telle que rien ne lui échappe et c’est tout ce qu’elle voit qu’elle transmet sur la toile.

Au delà de la narration picturale, va s’ajouter sa sensibilité féminine voire féline. Des couleurs chaudes, sensuelles vont se superposer et créer cette atmosphère qui lui est propre.

 Catherine Finazzi nous raconte, se raconte les histoires de ce qu’elle aime dans ces voyages qui lui sont indispensables et pour vivre et pour peindre. »

Luis MARCEL Conservateur du Musée de l’Art en Marche de Lapalisse

 La peinture semi figurative est un passage du figuratif à l’abstrait, un pas vers plus de liberté, une tentative d’exprimer ma propre spiritualité.

L’élèment humain s’y conjugue avec les volumes géométriques, les verticales se courbent, ondulent, évoquant le rapport de l’Homme à la nature qui l’entoure et son besoin de concilier sa condition humaine avec son désir d’élévation.

Mes toiles reflètent mon rapport à la lumière, le lâcher prise qui permet l’expression d’incessants va et vient entre monde intérieur et environnement extérieur dans son sens le plus large.

Mouvement, échange, Lumière en sont les mots clés.

Les sculptures « racines et argile » sont nées de la terre, l’argile crue est modelée directement sur la tige et les racines de plantes mortes arrachées au sol.

Je propose ainsi une autre vie à la plante.

Nouvelle donne pour nouvelle vie, racines en haut, racines en l’air.

La terre ne contient plus la racine, elle l’accompagne en  donnant un visage, parfois un fragment de corps à des personnages directement inspirés par la forme de la racine.

Il en émerge les composants d’une mythologie personnelle liée aux cycles de la nature, à la forêt, à l’humus et à l’argile.

Demi dieux nés de la terre, et façonnés par la main humaine, leurs racines chevelure les tire vers le ciel , traits d’union entre le haut et le bas, ils vont tantôt seuls tantôt groupés, suivant leur drôle de chemin. Ils ont été créés avec espoir et jubilation.!

Exposer mon travail c’est proposer un support aux rêves de ceux qui le regardent. C’est solliciter leur imagination, leurs souvenirs, leurs espoirs. C’est faire appel à leur lumière  personnelle.